Prêt immobilier sans apport : devenez propriétaire sans capital initial
Acheter un bien immobilier sans apport personnel peut sembler hors de portée, surtout dans un contexte de taux encore élevés et d’exigences bancaires renforcées. Pourtant, le prêt immobilier sans apport s’impose comme une solution viable pour de nombreux emprunteurs en 2025, à condition de présenter une situation financière stable et un projet cohérent.
Mais toutes les demandes ne sont pas acceptées. Pour obtenir un crédit immobilier sans apport, les établissements prêteurs examinent de près la capacité de remboursement, la stabilité professionnelle, les justificatifs de revenus, et la qualité du dossier bancaire. En parallèle, certains dispositifs permettent de financer les frais, voire de réduire le coût total de l’opération.
De l’analyse du montant total à emprunter à la présentation des différentes options disponibles, en passant par les conditions de ressources, les types de bien éligibles, ou encore la durée du prêt et les critères de taux d’intérêt : chaque élément compte pour réussir un achat immobilier sans apport initial.
Devenir propriétaire en 2025 sans disposer d’épargne n’a rien d’impossible. Encore faut-il maîtriser les conditions d’accès, les leviers à activer et les erreurs à éviter.
Qu’est-ce qu’un prêt immobilier sans apport ?
Un prêt immobilier sans apport désigne un financement accordé par une banque ou un organisme prêteur sans que l’emprunteur ait à verser une somme d’argent personnel au moment de l’acquisition du bien. En d’autres termes, aucun capital initial n’est exigé pour lancer son projet immobilier, qu’il s’agisse d’un achat en résidence principaleou d’un investissement locatif.
Traditionnellement, les banques demandent un apport minimum représentant 10 % du montant total du bien, afin de couvrir les frais annexes comme les frais de notaire, les honoraires de courtage, ou la garantie. Dans le cadre d’un emprunt sans apport, ces coûts sont financés intégralement par le crédit immobilier, ce qui nécessite une analyse plus poussée du dossier et de la situation professionnelle du client.
Ce type de prêt n’est pas une exception, mais reste soumis à des conditions strictes : le taux d’endettement, la stabilité financière, le revenu régulier, et la qualité des documents fournis (relevés bancaires, avis d’imposition, bulletins de salaire…) sont scrutés de près. Certains profils peuvent même bénéficier d’aides complémentaires comme le PTZ (Prêt à Taux Zéro), ou un prêt Action Logement, pour renforcer leur capacité d’achat sans mobiliser de fonds propres.
Le prêt à 110 % expliqué
Lorsqu’on parle de prêt à 110 %, on fait référence à un crédit immobilier qui ne se limite pas à financer le prix du logement, mais qui intègre également les frais annexes : frais de notaire, frais de garantie, frais de dossier, voire les premiers mois d’assurance emprunteur.
Ce montage financier permet de couvrir la totalité du coût de l’opération, ce qui peut représenter un atout considérable pour les ménages jeunes ou pour toute personne souhaitant préserver une épargne de précaution (livret, assurance vie, placement court terme). En contrepartie, l’établissement prêteur appliquera un taux d’intérêt parfois plus élevé, pour compenser le risque accru lié à l’absence d’apport.
L’emprunteur doit alors prouver qu’il est en mesure de rembourser la mensualité complète, y compris les charges annexes, sans déséquilibrer son budget de vie. Le conseiller bancaire ou le courtier immobilier joue ici un rôle clé pour simuler un prêt immobilier réaliste, ajusté à la capacité de remboursement réelle du client.
Différences entre apport personnel, apport obligatoire et aucun apport
Dans un financement immobilier, il est essentiel de distinguer trois cas de figure :
- L’apport personnel : somme issue de l’épargne (livret, placement, donation, vente précédente…) que l’emprunteur décide de verser volontairement pour réduire le montant emprunté. Il améliore souvent l’acceptation du dossier et permet de négocier un meilleur taux.
- L’apport obligatoire : certaines banques ou agences exigent un minimum d’apport pour couvrir les frais de notaire, voire pour respecter un plafond d’endettement. C’est souvent le cas dans des régions tendues ou lorsqu’il s’agit d’un investisseur locatif.
- L’absence d’apport : dans ce scénario, aucun fonds personnels ne sont mobilisés. Le prêt couvre 100 % du prix d’achat + 10 % (ou plus) pour les frais annexes. Cela reste possible dans certains cas, notamment pour les primo-accédants, les fonctionnaires, les personnes en contrat à durée indéterminée ou avec une gestion financière rigoureuse.
Qui peut réellement obtenir un prêt immobilier sans apport en 2025 ?
Profils privilégiés par les banques
Même si emprunter sans apport reste un montage financier plus exigeant, certains profils sont activement sollicitéspar les banques, en raison de leur situation professionnelle stable et de leur capacité à présenter un dossier solide.
Jeunes primo-accédants
Les personnes accédant à la propriété pour la première fois bénéficient d’une attention particulière, notamment dans le cadre de dispositifs comme le PTZ (prêt à taux zéro). À condition d’avoir un emploi stable, un bon niveau de revenu, et de viser une résidence principale, ces profils peuvent obtenir un prêt immobilier sans avoir à mobiliser d’apport personnel. Le prêt à 110 % leur permet souvent de couvrir les frais annexes sans éroder leur épargne.
Salariés en CDI
Les emprunteurs en contrat à durée indéterminée, surtout s’ils ont plus d’un an d’ancienneté dans leur entreprise, présentent un risque limité aux yeux des établissements prêteurs. Leur stabilité financière permet aux banques de prêter à 100 ou 110 % sous certaines conditions, même en l’absence d’apport. Le taux fixe reste la norme, mais peut être légèrement plus élevé selon le profil.
Fonctionnaires ou assimilés
Les agents titulaires de la fonction publique représentent des profils particulièrement favorables pour un prêt sans apport. Grâce à leur sécurité de l’emploi, ils peuvent obtenir une offre de prêt plus facilement, avec des modalités de remboursement adaptées. De nombreuses banques, ou certaines agences de courtage, acceptent leur dossier même en cas d’achat immobilier sans fonds propres.
Étudiants en fin de cursus avec promesse d’embauche
Même sans revenus immédiats, certains établissements peuvent accorder un prêt à de futurs diplômés disposant d’une promesse d’embauche signée. Cela reste une exception, souvent limitée à des profils très qualifiés dans des secteurs à forte employabilité. L’obtention du prêt est alors soumise à des garanties supplémentaires, comme une caution solidaireou l’intervention d’un parent co-emprunteur.
Profils à risque mais finançables avec conditions
D’autres catégories d’emprunteurs peuvent emprunter sans apport, à condition de respecter certains critères renforcés. Ces profils doivent souvent souscrire à des garanties supplémentaires ou faire preuve d’une gestion financière exemplaire.
Indépendants, freelances, intérimaires
Les travailleurs non-salariés peuvent obtenir un crédit immobilier sans apport uniquement s’ils prouvent une stabilité de revenu sur 24 mois minimum, avec une activité rentable. Les documents nécessaires comme les bilans comptables, les avis d’imposition, et les déclarations URSSAF sont alors décisifs. Certains courtiers ou agences spécialisées peuvent accompagner ce type de démarche pour augmenter les chances d’acceptation.
Revenus irréguliers mais stables sur le moyen terme
Les emprunteurs qui perçoivent des revenus variables (intérim, missions courtes, activité libérale) peuvent obtenir un financement si la tendance est positive, et si l’endettement reste raisonnable. Une simulation précise permet de démontrer la capacité de remboursement sur toute la durée du prêt. Des banques régionales ou certains courtiers indépendants sont plus souples face à ces profils mixtes, notamment en zone rurale ou semi-urbaine.
Cas fréquents de refus : pourquoi certains dossiers sont recalés ?
Si de nombreux emprunteurs remplissent les conditions d’éligibilité, d’autres voient leur demande refusée en raison de points bloquants que les banques n’acceptent pas en 2025.
- Trop faible reste à vivre : un revenu mensuel jugé insuffisant pour couvrir les mensualités, les charges fixes et les dépenses courantes.
- Historique bancaire instable : incidents de paiement, découverts répétés ou mauvaise gestion financière sur les 3 à 6 derniers mois.
- Endettement excessif : un taux d’endettement dépassant les 35 %, même si la mensualité semble soutenable.
- Projet mal défini : achat d’un bien dans une zone peu dynamique, rénovation énergétique mal chiffrée, ou absence de conseil professionnel.
- Dossier incomplet ou mal présenté : documents manquants, incohérences entre les déclarations et les pièces justificatives.
Attention : un refus n’est pas définitif. Il peut simplement indiquer qu’il faut revoir la stratégie d’achat, repousser l’obtention du prêt, ou envisager un montage différent. Un bon conseiller ou un courtier en prêt immobilier peut orienter vers une solution plus adaptée dans des délais raisonnables.
Les conditions à remplir pour convaincre une banque
Obtenir un prêt sans apport personnel reste possible en 2025, mais uniquement si l’emprunteur répond à des critères bancaires stricts. Les établissements financiers, qu’ils soient généralistes ou spécialisés, examinent une série de paramètres clés avant de prêter la totalité du montant du logement, surtout lorsqu’il s’agit d’un prêt à 110 % destiné à financer une résidence principale, une maison individuelle ou un projet en accession à la propriété. Voici les points à valider pour favoriser l’acceptation de l’offre de prêt.
Taux d’endettement ≤ 35 %
Le taux d’endettement est un indicateur central dans la décision d’octroi d’un crédit. En 2025, la règle bancaire reste claire : les mensualités de remboursement du prêt ne doivent pas excéder 35 % des revenus nets mensuels, reste à vivre compris. Cela permet à la banque de s’assurer que le client conserve une marge de manœuvre financière pour assumer ses charges courantes et les aléas de la vie.
Même dans un scénario sans apport, l’emprunteur doit démontrer que l’effet du crédit sur son budget reste maîtrisé. La capacité à rembourser l’intégralité du prêt, y compris les frais annexes, est analysée à l’aide de simulations précises, intégrant taux d’intérêt, durée, et assurances.
Capacité d’épargne
L’absence d’apport personnel ne signifie pas l’absence totale de discipline financière. La capacité à épargner régulièrement, même de petites sommes, est perçue comme un signal positif par les banques. Cela montre que l’emprunteur sait gérer son budget, anticiper les dépenses imprévues, et constitue une preuve de sérieux dans la durée.
Un historique d’épargne automatique sur un livret ou une assurance vie est souvent bien vu, même si les fonds ne sont pas mobilisés pour l’achat. Cela peut aussi permettre, en complément, de bénéficier de meilleures conditions de taux ou d’une analyse plus souple.
Relevés bancaires sans incidents
Avant d’accepter un dossier, tout établissement prêteur va scruter les relevés de compte. Un minimum de 3 à 6 mois d’historique bancaire sans incidents est requis. Les découverts récurrents, paiements rejetés ou prélèvements impayés peuvent entraîner un refus, même en présence d’un revenu correct ou d’un emploi stable.
À l’inverse, une tenue de compte propre, sans irrégularité, constitue un véritable atout dans le dossier. Certains emprunteurs sont recalés non pas à cause de leurs revenus, mais de leur comportement bancaire au quotidien. C’est pourquoi il est conseillé d’anticiper plusieurs mois à l’avance une demande de crédit pour soigner son profil emprunteur.
Stabilité professionnelle et reste à vivre suffisant
Les banques privilégient la continuité dans l’emploi, qu’il s’agisse d’un CDI, d’un fonctionnaire, ou même d’un indépendant avec une activité bien établie. Ce critère de stabilité est directement lié à la capacité à rembourserl’intégralité d’un prêt sans apport.
Mais au-delà du contrat, c’est aussi le reste à vivre qui est évalué. Une fois le crédit payé, l’emprunteur doit conserver une somme suffisante pour vivre décemment (alimentation, énergie, assurance, transport…). Le niveau de vie post-emprunt est donc scruté avec autant d’attention que le revenu brut initial. Une bonne gestion budgétaire est souvent plus déterminante qu’un salaire élevé mal géré.
Garantie hypothécaire ou assurance renforcée en contrepartie
Dans un prêt à 110 %, le risque financier pour la banque est plus élevé qu’avec un apport classique. Pour compenser, l’établissement prêteur exigera souvent une garantie renforcée : hypothèque, caution solidaire, ou adhésion à un organisme de garantie comme Crédit Logement.
L’assurance emprunteur peut également être plus rigoureuse : un profil médical complexe, une activité professionnelle risquée, ou des antécédents peuvent entraîner une majoration de la prime, voire des exclusions de garantie. Il est donc essentiel d’anticiper ce point pour éviter toute surprise au moment de l’offre de prêt.
Dans certains cas, il peut être opportun de faire appel à un courtier pour comparer les garanties, négocier les tarifs, et trouver la meilleure combinaison coût/protection.
Les différents types de prêts immobiliers sans apport
Obtenir un prêt sans apport personnel ne signifie pas que tous les types de financement sont accessibles indistinctement. En réalité, les établissements prêteurs combinent souvent plusieurs solutions pour construire une offre sur mesure, adaptée à la résidence principale visée, au montant de l’achat, à la situation du foyer et aux dispositifs d’aide à l’accession disponibles.
Le prêt à taux zéro (PTZ) en complément
Le PTZ constitue un levier efficace pour les primo-accédants souhaitant acheter un logement neuf, ou ancien avec travaux de rénovation énergétique, sans mobiliser de capital.
Principales conditions d’éligibilité :
- Acheter sa résidence principale,
- Ne pas avoir été propriétaire de son logement au cours des deux dernières années,
- Respecter des plafonds de ressources définis par zone géographique (A, B1, B2, C),
- Financer un bien neuf ou un logement ancien avec 25 % minimum de travaux,
- Ne pas dépasser un montant maximum de financement variant selon la composition du foyer.
À noter : depuis décembre 2024, le PTZ est reconduit avec un périmètre élargi, notamment pour les villes moyennes et zones rurales, ce qui renforce son rôle dans les projets immobiliers sans apport.
Le PTZ peut financer jusqu’à 50 % du coût du logement dans certaines zones. Il est sans intérêt, sans frais de dossier, et son remboursement est différé, ce qui permet de préserver le budget les premières années.
Prêts aidés : Action Logement, PAS, PC
Certains prêts complémentaires peuvent être mobilisés en parallèle d’un crédit principal à 100 ou 110 %, afin de faciliter l’accession à la propriété, en particulier pour les foyers modestes ou intermédiaires.
Prêt Action Logement (ancien 1 % logement) :
- Accordé par l’employeur via l’organisme Action Logement,
- Montant plafonné (souvent autour de 40 000 €),
- Taux très avantageux voire nul,
- Soumis à conditions d’emploi et de ressources.
Prêt Accession Sociale (PAS) :
- Réservé aux ménages modestes,
- Permet de bénéficier de l’APL propriétaire,
- Peut financer la totalité du coût du logement,
- Ouvre droit à un frais de notaire réduit,
- Peut être combiné avec le PTZ.
Prêt Conventionné (PC) :
- Accessible sans condition de ressources,
- Éligible à l’aide personnalisée au logement,
- Permet d’acheter dans l’ancien ou le neuf, avec ou sans travaux.
Ces prêts sont souvent mal connus, mais ils représentent une aide précieuse dans une stratégie de financement sans apport. Un conseiller bancaire ou courtier saura orienter vers les produits les plus adaptés.
Le prêt relais sans apport
Dans le cas d’un second achat immobilier, le prêt relais permet de financer un nouveau bien sans attendre la vente de l’ancien. Il peut donc servir à emprunter sans apport immédiat, en s’appuyant sur la valeur nette du bien à revendre.
Conditions typiques :
- Le bien actuel doit déjà être en vente ou estimé avec précision,
- Le prêt relais couvre entre 50 % et 70 % de sa valeur nette estimée,
- Il est temporaire, souvent limité à 12 à 24 mois,
- Il peut être associé à un prêt amortissable classique si nécessaire.
Ce type de montage est pertinent pour les ménages souhaitant changer de résidence principale, mais disposant de peu de liquidités à court terme. Attention toutefois : en cas de délai prolongé de revente, des frais supplémentaires peuvent s’appliquer.
Comment maximiser ses chances d’obtenir un crédit sans apport ?
Un prêt sans apport personnel ne s’obtient pas par hasard. En l’absence de capital initial, les établissements bancaires attendent une rigueur exemplaire sur tous les aspects du dossier. Pour mettre toutes les chances de son côté, plusieurs leviers concrets peuvent faire la différence.
Dossier bancaire béton : documents à fournir, pièges à éviter
La qualité du dossier bancaire est un critère décisif dans l’octroi du prêt. Il ne suffit pas de justifier ses revenus ; il faut prouver sa stabilité, sa fiabilité et sa capacité à assumer une dette.
Les documents nécessaires doivent être à jour, complets, et cohérents :
- Derniers bulletins de salaire (3 à 6 mois),
- Avis d’imposition (2 dernières années),
- Relevés bancaires récents (sans découvert ni incident),
- Justificatif de domicile, pièce d’identité,
- Compromis ou promesse de vente,
- Estimatif des charges liées au bien (chauffage, taxe foncière…).
À éviter absolument : déclarations incomplètes, incohérences entre les pièces justificatives, montages flous, ou comptes mal tenus.
Un dossier bien préparé inspire confiance et peut faire basculer une décision d’acceptation, même en l’absence d’épargne.
Faire appel à un courtier : les avantages concrets
Solliciter un courtier en crédit immobilier est un véritable atout, surtout quand on souhaite emprunter à 110 %. Il joue un rôle d’intermédiaire entre l’emprunteur et les banques, en apportant :
- Une analyse personnalisée du projet,
- La présentation optimisée du dossier aux bons partenaires bancaires,
- Une négociation sur le taux d’intérêt, les frais de dossier ou les conditions d’assurance,
- Un gain de temps considérable.
Certains courtiers ont accès à des offres exclusives réservées aux emprunteurs sans apport, notamment via des établissements spécialisés dans l’accession à la propriété.
Comparer les banques ouvertes à ce type de financement
Toutes les banques n’ont pas la même politique d’acceptation. Certaines refusent systématiquement les prêts sans apport, d’autres les acceptent sous conditions (revenus élevés, fonction publique, PTZ inclus…).
Comparer les offres permet de :
- Trouver des taux fixes plus compétitifs,
- Éviter les frais cachés ou conditions restrictives,
- Bénéficier de délais de traitement plus courts,
- Adapter la durée du prêt au profil de l’emprunteur (ex : étalement sur 25 ou 30 ans pour diminuer la mensualité).
Astuce : utiliser un simulateur de prêt ou consulter plusieurs agences (physiques et en ligne) pour évaluer rapidement la meilleure combinaison coût/avantages.
Mettre en avant des garanties alternatives
En l’absence de fonds propres, il est essentiel de rassurer la banque autrement. Parmi les garanties acceptées :
- Une hypothèque sur un autre bien immobilier détenu (résidence secondaire, héritage),
- Une caution solidaire apportée par un proche, souvent un parent ou un conjoint,
- L’adhésion à un organisme de cautionnement (type Crédit Logement),
- Des placements financiers mobilisables (assurance vie, livret bloqué en garantie…).
Ces solutions permettent de compenser l’effet de risque généré par un financement intégral, tout en montrant que l’emprunteur dispose de ressources ou de soutiens financiers si nécessaire.
Valoriser son projet immobilier
Le type de bien acheté joue un rôle majeur dans l’acceptation du crédit. En 2025, les banques valorisent les projets durables, bien situés, bien construits et conformes aux normes environnementales.
Les éléments qui rassurent :
- Achat d’un logement neuf, éligible au PTZ,
- DPE A ou B (performance énergétique),
- Biens situés dans des zones à forte demande locative ou proches des bassins d’emploi,
- Projets accompagnés d’un plan de financement clair et détaillé (coût total, frais annexes, calendrier…).
Un projet bien argumenté, présenté avec des données chiffrées, sera beaucoup mieux perçu par les conseillers bancaires. Il renforce la crédibilité de l’emprunteur et lui permet d’accéder à des offres de prêt que d’autres voient refusées.
Est-ce vraiment une bonne idée d’acheter sans apport ?
La question se pose naturellement : acheter un bien immobilier sans apport est-il une stratégie judicieuse ou un choix risqué ? Si cette option séduit de nombreux ménages, elle comporte à la fois des avantages indéniables et des inconvénients qu’il faut anticiper. Voici les principaux points à prendre en compte avant de vous engager.
Les avantages
Accès rapide à la propriété
Ne pas avoir besoin de capital personnel permet de se lancer plus tôt dans un projet d’accession à la propriété, sans attendre des années pour épargner. C’est un réel levier pour les jeunes actifs ou les ménages récemment installés dans la vie professionnelle. En empruntant la totalité du montant nécessaire, vous passez du statut de locataire à celui de propriétaire occupant, avec un logement principal sécurisé.
Pas de ponction de l’épargne (liquidité conservée)
Préserver son épargne de précaution, plutôt que la verser comme apport, permet de rester liquide. En cas d’imprévu (perte d’emploi, travaux urgents, changement de situation), vous conservez une marge de sécurité financière. Cela peut aussi faciliter de futurs projets : investissement locatif, financement d’études, ou placement complémentaire.
Effet de levier du crédit immobilier
L’effet de levier est une stratégie bien connue des investisseurs : utiliser l’argent prêté pour faire fructifier un bien à long terme. En achetant avec un prêt à 110 %, vous bénéficiez de la hausse de valeur du bien (dans un marché stable ou en progression) sans avoir immobilisé votre propre argent au départ. En parallèle, vous constituez un patrimoineque vous remboursez progressivement via des mensualités adaptées.
Les inconvénients
Taux potentiellement plus élevé
Un financement sans apport représente un risque accru pour la banque. En conséquence, elle peut appliquer un taux d’intérêt légèrement majoré, pour couvrir ce risque. Cela augmente le coût total du crédit sur la durée, en particulier si vous empruntez sur 25 ou 30 ans. Il est donc essentiel de comparer les offres, voire de négocier via un courtier pour minimiser l’écart.
Moins de marge de négociation
Face à un vendeur, présenter un financement intégral par emprunt peut réduire votre pouvoir de négociation. Certains propriétaires privilégient les acquéreurs avec apport personnel, jugés plus fiables. Vous devrez donc compter sur la solidité de votre plan de financement et la rapidité de l’offre de prêt pour compenser cette perception.
Risque en cas de revente anticipée
Un danger méconnu : si vous revendez votre bien dans les premières années, il est possible que le capital restant dû soit supérieur à la valeur de marché, surtout si vous avez emprunté à 110 %. Ce phénomène, appelé vente à perte, peut survenir en cas de baisse des prix ou si des frais de revente (agence, diagnostics, remboursement anticipé) s’ajoutent.
Cela implique de bien réfléchir à votre stabilité géographique et personnelle, et d’avoir un horizon d’occupation du bien suffisamment long pour amortir les premières années du prêt.
Verdict : bonne ou mauvaise idée ?
Acheter sans apport est une stratégie réaliste, à condition d’avoir une situation financière stable, un projet clair, et une vision long terme. Pour certains profils, c’est le seul moyen d’accéder à la propriété rapidement sans sacrifier leur épargne. Pour d’autres, mieux vaut patienter quelques mois pour consolider son dossier et négocier des conditions plus avantageuses.
Chaque projet est unique. La réussite d’un achat immobilier sans apport repose sur un équilibre entre opportunité, prudence, et anticipation des aléas. L’accompagnement d’un professionnel (courtier, banquier ou conseiller indépendant) reste un excellent moyen d’y voir plus clair avant de s’engager.
Pourquoi vous faire accompagner pour obtenir un prêt immobilier sans apport ?
Obtenir un prêt immobilier sans apport peut sembler complexe, surtout lorsque chaque détail du dossier compte. Pourtant, avec les bons conseils et un accompagnement adapté, votre projet immobilier peut devenir réalité dans des conditions optimales.
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